La couture

 Doigt droit reliure grande turbineLa couture rollet reliureLa couture des livres devient habituelle à partir du IIe siècle ap. J.-C. Elle consiste à attacher par un fil les feuillets pliés les uns dans les autres pour éviter de les mélanger ou de les perdre.

C'est elle qui donne, au XIIe siècle, le verbe relier du latin ligare signifiant lier ainsi que le nom ligator désignant le relieur.

La couture est primordiale dans l’ossature d’une reliure.

En plus d’assembler les cahiers, elle permet, grâce au choix du fil, de donner un tiers d’épaisseur au dos du livre. Celui-ci est nécessaire afin de créer l’arrondi du dos ainsi que les angles nommés mors, dans lesquels se logent les cartons pour former l’articulation des plats.

Elle se réalise sur un bâti en bois nommé cousoir sur lequel sont tendus des rubans. L’aiguillée de fil de lin fixe chaque cahier aux rubans ainsi qu'au cahier précédant et au suivant.  

Une fois le livre cousu, les rubans vont servir à fixer les cartons de la couverture.

Il existe de nombreuses façons de coudre les livres ; sur ruban, septain, ficelle, nerf, double nerf, à cahiers sautés, deux aiguillées, points longs, croisée, pamphlet…

Cachée durant des siècles, la couture est aujourd’hui dévoilée grâce aux nouvelles techniques de reliure contemporaine. Celles-ci font d'ailleurs davantage que la rendre visible lui octroyant le rôle de décor.